Lauréate du 1er prix de la «Regional Innovation Award 2016» de l’Association européenne des Régions, Bruxelles est dorénavant dans le peloton de tête des Régions qui soutiennent l’économie circulaire. C’est dans ce disposition que Bruxelles lance le 2e appel à projets «be circular 2017» pour lequel beaucoup d’entreprises de la construction sont attendues.

Il y a près d’un an, le Gouvernement bruxellois adoptait le Programme régional en Economie circulaire et initiait un premier appel à projets. Au total, 85 projets ont été introduits dont la qualité et la pertinence ont justifié de lancer un second appel à projets. A noter que les secteurs de la construction et de l’alimentation  étaient les plus représentés, soit les secteurs qui répondent à nos besoins les plus fondamentaux en tant qu’êtres humains: se loger et se nourrir. Mais la construction n’a pas que des effets positifs: les bâtiments représentent 70% de la consommation d’énergie, 50% de la production de déchets industriels (déchets de construction, déchets de bureaux, déchets d’équipements électriques et électroniques) et 70% de la consommation d’eau rien que pour les ménages…

C’est précisément pour cette raison que ce secteur sera à nouveau considéré comme prioritaire pour l’édition 2017 de «be circular».

Le secteur de la construction investit dans l’économie circulaire

S’opposant au modèle classique d’économie linéaire qui consiste à extraire la matière première et l’énergie, produire le bien, le consommer, puis le jeter, le concept d’économie circulaire repose schématiquement sur le principe des trois «R»:

  • Réduire à la source la consommation des matières premières et aussi le coût de leur transport en s’approvisionnant localement;
  • Réutiliser les matériaux une fois l’objet arrivé en fin de vie;
  • Recycler les déchets pour réalimenter les gisements de matières premières.

Appliqué à la construction, ce cycle vertueux peut se décliner en plusieurs chapitres, comme l’éco-conception d’un bâtiment par le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre pour limiter notamment les futures consommations d’énergie, la maîtrise par l’entrepreneur des impacts environnementaux du chantier de construction, ou encore la bonne gestion des déchets par le démolisseur et l’entreprise de recyclage, quand arrive l’heure de la rénovation ou de la démolition.

Pour le secteur, investir dans ce modèle économique durable représente une opportunité. Mais il faut aussi lever des freins, principalement dans l’organisation des filières de collecte et de recyclage des déchets et dans l’implication de la maîtrise d’ouvrage.

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